Des pluies torrentielles se sont abattues sur Djibouti dans la nuit du 12 au 13 avril dernier. Surpris dans leur sommeil, une centaine de personnes ont perdu la vie, tandis que de nombreuses habitations étaient emportées par les flots. Devant l'ampleur des dégâts matériels et psychologiques, Caritas Djibouti s'engage auprès des familles sinistrées d'Ambouli, afin de les aider à reconstruire leur maison, pour retrouver une dignité quotidienne.
Quatre heures de pluies diluviennes. Sur Djibouti Ville et ses environs, la météorologie nationale a enregistré en une nuit 106 mm d'eau, alors même que les terribles inondations d'avril 1999 n'avaient été provoquées que par des précipitations de 360 mm en un mois. Il s'agit là des intempéries les plus graves qu'ait connu le pays depuis plus de 10 ans. De terribles coulées de boue ont surpris femmes et enfants dans leur sommeil, à proximité de l'oued d'Ambouli, dans le nord-ouest du pays, et ont détruit de nombreuse maisons et des administrations. Si, plus d'un mois après le sinistre, aucun bilan n'a été officiellement publié, ces dégâts pourraient se chiffrer à plusieurs centaines de millions de dollars, une somme que le pays n'a pas les moyens de débloquer dans l'urgence.
Caritas Djibouti sur le front
Caritas Djibouti, très active dans le pays depuis une dizaine d'années, s'est rendue auprès des sinistrés et a paré au plus pressé : des couvertures et des vêtements ont pu être distribués aux familles qui avaient tout perdu et des centres d'urgence les ont abrités pour quelques jour. Mais ces centres ne sont qu'une réponse minimum au désastre. Désormais, Caritas Djibouti s'oriente vers la réhabilitation des maisons du quartier d'Ambouli, pour la plupart complètement détruites.
Ainsi, dans cette première phase d'urgence, 25 familles doivent réintégrer un logement décent. Grâce à un appel à la solidarité du réseau Caritas, par le biais de Caritas Internationalis, 5 000 ¤ ont pu être immédiatement débloqué afin de satisfaire aux besoins essentiels des familles, en attendant d'autres contributions plus importantes. Le département Urgences internationales du Secours Catholique a alors affecté 22 000 ¤ au programme de Caritas Djibouti, dont 2 000 ¤ serviront à l'envoi d'un expatrié sur place qui devra évaluer les besoins immédiats de la reconstruction.
Malheureusement, rien n'assure que de tels drames ne se reproduiront pas. Dans ce petit pays de la corne de l'Afrique, les conditions naturelles sont très dures. Devant les terribles conséquences que peuvent avoir de tels fléaux, reconstruire n'est qu'une réponse aux catastrophes et à l'urgence. Sensibiliser les populations locales aux risques naturels, voilà ce sur quoi veut travailler Caritas Djibouti, afin que les prochaines inondations ne fassent pas autant de dégâts



